Sous cette rubrique nous souhaitons vous informer sur notre vision des choses en ce qui concerne tous les problèmes liés à votre sécurité alimentaire. Depuis de nombreux mois, l’attention portée sur la sécurité alimentaire, les risques bactériologiques, le respect des normes en matière d’hygiène et de chaîne du froid, sont arrivés sur le devant de la scène médiatique suite à une prise en compte des journalistes de sujets qui pour notre part nous préoccupent depuis plusieurs années. Nous aurons l’occasion de parler ici de plusieurs sujets, notamment de l’engagement que nous prenons à être toujours plus vigilent et stricte dans notre marche en avant pour vous garantir un produit frais de qualité. Mais le sujet qui interpelle tout le monde aujourd’hui, c’est celui de l'ESB communément appelée "la vache folle", c’est pourquoi, nous souhaitons faire un point sur la situation actuelle de la viande de bœuf. Pour cela, les mousquetaires ont fait appel au professeur Roland ROSSET, contrôleur général honoraires des services vétérinaires. Alors avec lui, parlons vrai :

Qu’est ce que l’E.S.B ?

L’E.S.B, (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), est une maladie dégénérative du système nerveux central.

Les encéphalopathies sont connues depuis le 18éme siècle chez les petits ruminants.

Il est possible qu’une forme d’E.S.B ait existé depuis longtemps chez les bovins et qu’elle soit restée inconnue.

En tout état de cause, il est admis aujourd’hui par l’ensemble des scientifiques, que les farines animales ont constitué la source majeure de contamination des bovins.

Quelles mesures ont été prises pour vous protéger ?

Avant même de savoir si l’E.S.B était une maladie transmissible à l’homme, les pouvoirs publics français en collaboration avec l’A.F.S.S.A ont mis en place un certain nombre de mesures de précautions pour votre viande soit saine et sécurisante.

Depuis 1994, dés la détection d’un animal malade dans un troupeau, l’ensemble du cheptel est abattu et incinéré afin de retirer de la chaîne alimentaire tous les animaux présentant des symptômes et ceux éventuellement en incubation silencieuse.

En 1996, les pouvoirs publics se sont dotés d’un comité interministériel d’experts pour disposer d’une instance de conseil spécialisée et faire évoluer la réglementation en fonction de l’avancement des connaissances scientifiques.

En 1998, l’agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (A.F.S.S.A) a été créée pour assurer l’appui scientifique et technique nécessaire à l’élaboration et à l’évaluation des mesures prises pour la sécurité sanitaire des aliments destines à l’homme ou à l’animal. Les tissus ou organes à risques susceptibles d’être porteurs d’un pouvoir infectieux chez un animal pouvant être en incubation d’E.S.B ont été très tôt retirés par incinération.

Ces tissus et organes sont : les yeux, la cervelle, le crâne, la moelle épinière, la rate, les amygdales, le thymus et les intestins.

La viande est-elle dangereuse ?

L’ensemble des tests et des études menées n’a pas permis de démontrer que la maladie pouvait être transmise par le muscle c’est à dire la viande.

La viande n’a pas donc pas été identifié comme un produit à risques. Aucune tentative de transmission de l’E.S.B à des animaux d’expérimentation, en utilisant de la viande de bovins présentant des syntones d’E.S.B, n’a abouti.

Quels sont les moyens de dépistage ?

Aujourd’hui, il existe des tests qui permettent le dépistage de l’E.S.B sur l’animal après abattage.

Les pouvoirs publics français ont lancé en juillet 2000, un vaste programme de recherche : 48.000 tests ont été programmés sur les bovins présentant la plus forte probabilité d’être atteints. Les animaux ainsi détectés, sont retirés de la chaîne alimentaire. Le troupeau d’origine, bien que ne présentant pas de signe clinique de la maladie, soit également retiré de la chaîne alimentaire.

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